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 JACQUES RICHARD

Qui était Jacques Richard ?

Jacques RICHARD naquit le 11 juillet 1841 à Terminiers.
C'était le fils unique de Maître Théodore RICHARD, notaire, marié l'année précédente à Elise RICHARD, sa cousine-germaine.
En 1850, son père céda son étude à un de ses cousins, et opta pour la carrière de juge de paix à Patay. La raison secrète en était peut-être de se rapprocher d'Orléans, où son enfant, fort doué pour les études, venait d'entrer au lycée de la ville. C'est là que se révéla le talent poétique de Jacques RICHARD : sa première oeuvre connue, écrite vers 1855, fut d'ailleurs composée pour la fête d'un professeur.
Avec le mois de juillet 1858 s'acheva le séjour du jeune homme au lycée d'Orléans. Bien que de constitution fragile et déjà malade des poumons, il se rendit à Paris pour y faire une seconde année de rhétorique dans l'Institution MASSIN qui était un des internats les plus en renom de la capitale. Il n'y resta que deux ans, mais ces deux années suffirent à faire de lui une figure légendaire du Quartier Latin.
L'institution MASSIN était connue pour ses traditions libérales. RICHARD se prit alors d'un bel enthousiasme pour les idées républicaines, et avec l'énergie qu'il apportait à toute chose, il fut bientôt «fanatique de liberté». Il adressa tout d'abord un poème exalté : «Guemesey à Victor HUGO proscrit», qui dut faire sur l'immense écrivain une impression assez forte, puisqu'il encouragera des années plus tard Auguste DIETRICH à publier les poèmes de RICHARD.. .
Cette épître à HUGO fut suivie d'une « Ode à la jeunesse » dédiée à Maxime DU CAMP (1822-1894), futur académicien, toute aussi véhémente. Les jeunes savaient par coeur et récitaient dans les cafés du Quartier Latin ces vers pourtant inédits, lorsque le scandale du Concours général éclata. Le sujet proposé au concours pour les vers latins était un hommage à la mémoire du prince Jérôme BONAPARTE qui venait de mourir, le 24 juin 1860, et auquel un rhétoricien avait déjà consacré une ode élégiaque.
Jacques RICHARD s'échina et rédigea alors une satire violente en vers francais contre le «tyran», en flétrissant la double injure qu'incarnait Jérôme selon lui : à la fois envers les morts de Waterloo (le passé glorieux) et envers les citoyens des «Républiques futures» (l'avenir de liberté et de bonheur).
L'indignation vibre dans ces vers écrits d'une seule haleine et le poète a su rendre son émotion communicative. Le poème ne fut naturellement pas publié mais il se répandit dans les milieux scolaires et eut un succès retentissant. La réaction officielle ne se fit pas attendre : on informa RICHARD devenu bachelier, qu'il lui fallait renoncer à se présenter à Normale comme il en avait manifesté le désir. Il quitta Paris et n'y revint qu'une seule fois pour prendre une inscription à la faculté de droit.
Exilé à Patay, déprimé, malade, il n'en continua pas moins d'envoyer des articles et des poèmes que son ami dunois Gustave ISAMBERT publia dans les revues du Quartier la «Jeune France», et plus tard le «Mouvement». Il écrivit une poésie intitulée «la mort de Caton», la plus longue qui soit sortie de sa plume, dernière diatribe indirecte mais transparente contre l'Empire.
Jacques RICHARD mourut le 05 novembre 1651 chez ses parents à Patay, à l'âge de 20 ans, sans rien renier de ses fougueuses convictions républicaines.
Le rôle de RICHARD, sa popularité et sa gloire furent décisifs dans le réveil de la Jeunesse libérale. Il avait communiqué à ses camarades cet appétit de destruction que le pressentiment de la mort rendait plus féroce et plus intransigeant. Le père du poète, inquiet des incartades de son fils et fort dévoué à l'Empire, s’opposera toujours, après la mort de celui-ci, à la publication en volume de ses oeuvres. Il fallut attendre l'année 1885 pour qu'Auguste DIETRICH, sur les conseils de Victor HUGO, nous l'avons dit, recueille pieusement les poèmes du jeune révolté, unique témoignage d'une carrière fulgurante dans les lettres françaises.
Article publié sur le bulletin trimestriel de S.G.28 (mars 2009)/